Construction d’un monde de fiction

Expérience co-worldbuilding

Nous bâtissons un univers entier, assez vaste pour toutes les œuvres que nous et d’autres y créerons.

Deux genres pour un seul univers

Après avoir pris le temps de faire connaissance, notre premier vote interne sur le choix du genre a mis la science-fiction et la fantasy à égalité.

Nous aurions pu en tirer un au sort. Nous avons choisi de relever le défi : concilier ces deux genres dans un seul monde.

Presque partout où nous les avons vus ensemble, l’un affaiblissait l’autre, et c’est précisément ce qui rendait le problème intéressant. La solution que nous avons trouvée ne ressemble à rien de ce que nous avons rencontré ailleurs, et nous construisons cet univers séance après séance.

Il a déjà sa mécanique et des éléments qui n’appartiennent qu’à lui. Si une partie de son histoire et de sa géographie est déjà posée, le reste se décide encore.

Nous avons hâte de l’ouvrir aux œuvres qui lui donneront vie.

Le plaisir rare de créer à plusieurs

Un univers n’existe que s’il est exprimé. Peu importe le média : écriture, dessin, musique, jeu vidéo, jeu de rôle… Ce qui compte, c’est d’avoir le goût de construire des mondes cohérents.

Nous sommes les bâtisseur·euses de cet univers, celles et ceux qui participent à sa création. Plus tard viendront des auteur·ices, des illustrateur·ices, des scénaristes, ou toute personne voulant créer une œuvre dans ce monde. Deux rôles, à deux moments différents : le monde se construit d’abord, il s’habite ensuite. Nous en sommes à la construction.

Le travail de création consiste à exposer ses idées autant qu’à accueillir celles des autres. D’où qu’elle vienne, une idée qui ne s’accorde pas avec le reste est écartée. Personne n’a toujours la meilleure idée, à commencer par nous. On repart souvent avec l’idée de quelqu’un d’autre, devenue la sienne.

Que tu aies déjà construit des mondes de ton côté ou que tu en aies l’envie, tu trouveras ta place parmi les bâtisseur·euses.

Une idée se discute avant d’être adoptée

On se retrouve en visio et on discute d’un aspect de l’univers. La technologie, les sociétés, la magie, ou ce qui vient.

N’importe qui peut lancer la discussion, par exemple à partir d’une incohérence relevée dans les notes.

On tourne autour jusqu’à ce qu’une réponse se dessine, et on la met à l’épreuve. Parfois ça se débloque en dix minutes, parfois il faut plusieurs séances. Il arrive aussi qu’on laisse un aspect de côté pour se pencher sur un autre : ce pas de côté fait souvent apparaître l’appui qui manquait, et le nœud se défait tout seul.

Le critère ne change jamais : le monde doit rester crédible. Sans cette exigence, on empilerait des idées séduisantes qui ne se répondent pas.

Le monde est partagé, donc chacun·e doit pouvoir s’y reconnaître, et les décisions se prennent en commun. Quand une question demande plus de recul, on la met au vote d’ici la séance suivante, pour que chacun·e ait le temps d’y réfléchir.

On prévoit une heure, et il y en a presque toujours une seconde. On ne la voit pas passer non plus.

La rigueur d’un monde partagé

Construire un monde pour soi n’impose pas les mêmes contraintes que d’en construire un destiné à accueillir d’autres créateur·ices. Ces contraintes-là obligent à chercher plus loin que la solution évidente, et l’univers y gagne beaucoup.

Si nous avons verrouillé les voyages dans le temps et les univers parallèles, c’est parce que beaucoup d’autres y créeront. Or de telles libertés permettraient à chacun·e de défaire ce qu’un·e autre a posé, si bien que les incohérences finiraient par occuper plus de place que les histoires, au point que le public s’en désintéresse.

Autre exemple : nous avons renoncé à un monde sans argent. L’idée nous plaisait et nous aurions pu nous y astreindre entre nous, mais l’interdit se serait imposé à des gens qui ne sont pas encore là. Une économie, elle, ne force personne à s’en servir. Il en aura donc une, ou plusieurs.

Chaque décision est inscrite avec son motif. Des mois plus tard, on peut la rouvrir en sachant pourquoi elle avait été prise, au lieu de rejouer le débat depuis le début.

Nous nous imposons ces contraintes pour pouvoir te garantir une chose : ce que nous aurons posé ensemble tiendra après nous.

Fiction et réalité se créent l’une l’autre

Les mythologies grecque, celtique ou nordique ont façonné des civilisations entières, et elles nourrissent encore les récits qu’on raconte aujourd’hui. Les grands univers de fiction, eux, ont toujours modelé la manière dont on se projette dans l’avenir. On construit plus facilement ce qu’on a d’abord imaginé.

Or, dans un monde en proie aux guerres et au dérèglement climatique, se projeter est devenu difficile, et beaucoup de gens y ont renoncé.

C’est pour cette raison que nous voulons un monde où l’on ait envie de vivre. Celui que nous construisons a ses guerres, ses injustices et ses impasses, mais il reste possible et désirable. Nous ne cherchons pas à nier la noirceur, mais à la dépasser.

C’est ce qui gouverne nos arbitrages. La fiction est un laboratoire : ce qu’on y rend crédible commence à exister dans les esprits, et ce qui vit dans suffisamment d’imaginaires finit par devenir réalité.

Un monde qui prendra vie

Certains univers sont conçus pour un seul récit. Celui-ci prévoit d’en accueillir beaucoup, sur des formats différents et dans des genres différents : des romans, des jeux, des images, de la musique, des parties de jeu de rôle, du thriller, de la romance, de l’enquête, du feel-good.

Quiconque voudra y exprimer son imaginaire viendra nous voir et travaillera avec nous. La publication passera par Architext Writers.

Nous le construisons pour elles et eux, et pour y créer nous-mêmes.

En pratique

Un créneau d’une à deux heures par semaine, en visio, qui s’adapte au groupe. Il a déjà changé de jour, et il changera encore au besoin.

Les séances sont enregistrées, et les enregistrements restent accessibles aux membres de l’expérience. Tu viens quand tu peux.

Ta part

Tu gardes tes droits d’auteur sur ta création, quoi qu’il arrive.

On valide avant, pas après : tu viens avec ton idée, on te donne les clés dont tu as besoin, et le comité de cohérence dit ce qui s’accorde avec le reste. C’est un garde-fou, pas un jury : il protège le monde, il ne trie pas les gens.

Sur chaque œuvre publiée, une part revient à l’univers, et se partage entre celles et ceux qui l’ont bâti.

Aucune exploitation ne se fait sans passer par nous. Architext Writers reçoit les revenus et les redistribue, le comité de cohérence vérifie l’accord avec le monde, et les bâtisseur·euses touchent leur part.

C’est ce qui tient l’univers debout : si chacun·e pouvait le confier à qui bon lui semble, il se disperserait en quelques années.

Le prix

600 €

Un paiement unique, échelonnable jusqu’à douze fois.

Ce prix achète le statut de bâtisseur·euse, et avec lui :

Faire connaissance

Le jour où le monde sera prêt à accueillir d’autres bâtisseur·euses, l’inscription s’ouvrira sur cette page.

D’ici là, le Discord est ouvert. Tu peux nous y joindre, poser tes questions et te faire une idée sans rien décider. L’avancée du monde, elle, se discute dans un salon réservé aux bâtisseur·euses.

Et le mail, si tu préfères une réponse en privé.

Les questions qu’on nous pose

Faut-il faire de la science-fiction ou de la fantasy ?

Le monde accueille les deux, et la plupart des genres narratifs y trouvent leur place, du moment qu’ils s’accordent avec l’univers. L’envie de travailler en groupe pèse plus lourd que le genre.

Je ne suis pas auteur·ice. Est-ce que je peux venir ?

Oui. L’univers est ouvert à qui aime créer, quel que soit le support : des images, de la musique, des règles de jeu, des objets.

Faut-il déjà connaître le worldbuilding ?

Non. On apprend en construisant, et personne n’arrive en sachant tout d’un monde qui n’existe pas encore. Et on compte bien s’amuser en chemin.

L’univers a déjà commencé. Est-ce que j’arrive trop tard ?

Non. Construire un univers entier prend un temps considérable, et il reste énormément à décider avant la phase suivante : les sociétés, une grande part de la géographie, l’essentiel de son histoire. C’est presque trop vaste pour nous seuls, et il restera de la place longtemps après.

Comment rattraper ce qui a déjà été décidé ?

Tu reçois la documentation de l’univers, et nous prenons le temps de te la présenter. Le reste se rattrape en séance, avec les autres, et hors séance si tu préfères aller plus vite.

Qu’est-ce que je garde de ce que j’apporte ?

Tes droits d’auteur sur tes propres créations, toujours. Ce que tu apportes au monde appartient au monde, et le monde appartient à celles et ceux qui le construisent, dont toi. Ton nom figurera parmi les leurs.

Suis-je obligé·e de créer quelque chose dans cet univers ?

Non. On peut le bâtir sans jamais y produire une œuvre, et toucher quand même sa part sur ce que d’autres y feront. Cette part revient à qui a participé à la construction : venir aux séances, discuter, donner son avis.

Puis-je publier mon œuvre ailleurs ?

Non. L’univers ne s’exploitera pas sans nous, et c’est ce qui garantit sa cohérence : si chacun·e pouvait le confier ailleurs, il se disperserait en quelques années.

Je m’engage pour combien de temps ?

Rien à reconduire : le paiement est unique, et aucune durée minimale ne t’est demandée. La construction de l’univers durera aussi longtemps que nécessaire, et le monde continuera de s’étendre bien après.

Et si je ne peux pas venir pendant deux mois ?

Les séances sont enregistrées, donc rien ne se perd. Et l’essentiel ne se joue pas qu’en visio : sur le Discord, un point se rouvre entre deux séances, un avis se donne, un vote se tient. On continue de travailler avec le groupe sans être là le jour même.